Mémoire // Introduction
J’ai deux passions dans la vie : les galettes de riz et les jeux vidéo. Sans aucun lien avec mes études, les galettes de riz se doivent d’être remisées au placard pour laisser place à ce qui créera un sujet de mémoire : les jeux vidéo.
Avec toute l’honnêteté dont je suis capable, il faut bien que j’avoue ce travers et en joue : le jeu vidéo a motivé la plupart de mes décisions. Mes décisions pécuniaires souvent. Mes décisions temporelles tout le temps… Mes décisions scolaires le temps d’un mémoire. Ces trois décisions, misent les unes derrière les autres, forment quelque chose de concret grâce à l’émergence d’un élément qui s’avère décisif : mon compte Origin.
Pour les non-initiés, rappelons les faits : Origin, plateforme de téléchargement de jeux vidéo gérée par Electronic Arts, proposa le temps d’un été d’obtenir un jeu vidéo gratuitement. Première décision.
Ce jeu me fit perdre un temps considérable, pas un week-end ne passait sans que je n’y perde des heures en me jurant de faire mes devoirs le dimanche soir. L’univers du jeu était complet : l’immersion se faisait sans mal et en décrocher s’avérait compliqué. Deuxième décision.
Il y avait quelque chose dans ce jeu qui créait un engouement nouveau chez moi ; il ne ressemblait à aucun autre jeu. Il avait quelque chose d’unique et il fallait mettre le doigt dessus. À force de réflexion, je compris enfin ce qui me turlupinait tant dans toute cette histoire : l’interfaçage et le H.U.D. étaient réfléchis d’une manière tellement différente que ce que j’avais eu l’occasion de tester auparavant. Ce jeu exploitait l’univers du jeu et sa dimension esthétique à travers un spectre nouveau pour moi ; il avait une manière de jouer sur l’œil du joueur. Son H.U.D., surtout, méritait des éloges. Il fallait faire quelque chose, prendre une décision ! La troisième.
Ainsi naquit le thème de ce mémoire, motivé par des envies personnelles et un besoin scolaire. L’idée ancrée en tête d’évoquer le H.U.D. et sa part de responsabilité dans l’immersion du joueur sous tous ses aspects. Peut-être que cette étude saurait convaincre une petite boîte de jeux vidéo indépendante que je sais quelques trucs sur le sujet.
Dans un premier temps, le mémoire évoquera la responsabilité d’un jeu vidéo dans l’immersion du joueur : les déclencheurs immersifs, le rôle du joueur pour s’intégrer, ses conditions requises. Pour cela, il faudra voir à travers un éventail de jeux vidéo variés qui, parfois, serviront le propos ou, au contraire, prouveront qu’ils ne correspondent pas aux canons de l’immersion. Cette première étude définira finalement l’immersion sous ses différents aspects.
Avec la deuxième partie, il s’agira de définir le H.U.D. et son rôle dans le milieu vidéo-ludique. Pour ce faire, on déterminera le besoin qu’il peut représenter pour un joueur. Les différentes analyses se focaliseront alors sur cet élément de jeu dans la pluralité de ses dimensions afin d’en tirer un enseignement compatible avec la première partie.
La troisième partie condensera alors l’immersion en tant que matière d’un gameplay et sa résonance avec un H.U.D. De fait, en liant les deux, il sera plus simple de reconnaitre ou non la pertinence d’un procédé comme le H.U.D. dans l’immersion vidéo-ludique.
Maintenant qu’un certain temps est passé entre l’écriture de ce fichu mémoire et aujourd’hui, je peux être très honnête avec toi, lecteur·ice : Je n’ai pas fini Dead Space. Pourquoi ? Parce que je suis une sacré chochotte qui gère TRÈS MAL le stress. Tout du moins, qui le gère mal quand il est question de jouer à un jeu vidéo. Premièrement parce que : L’ambiance du jeu me fout les miquettes. Ensuite parce que : Quand je stresse, la caméra du jeu va dans tous les sens et je perds complètement les pédales tellement je suis dans le jeu à me croire attaquer par un fichu alien ! Alors, ça fait bien quelques mois que le jeu traine dans mon compte Origin à attendre que j’ose le reprendre pour faire des folies mais… J’AI TROP LES CHOCOTTES.
J’y retournerai peut-être demain. Peut-être jamais. Peut-être même que je regarderai un let’s play pour m’éviter de le faire… Qui peut savoir ? Réponse : pas moi.
Partie I : L’immersion dans le jeu vidéo (I/II)
↓
Lire la suite